Pour apprendre les tables de multiplication, commencez par les plus faciles (×2, ×5, ×10), appuyez-vous sur le fait que 3 × 7 et 7 × 3 donnent le même résultat, et entraînez-vous quelques minutes chaque jour, dans le désordre plutôt qu’en récitant la table de haut en bas. Le programme prévoit un apprentissage progressif sur toute l’année de CE1, renforcé en CE2 puis entretenu au cours moyen.

À quel âge apprendre les tables de multiplication ?

Les tables de multiplication s’apprennent surtout au CE1 et au CE2, entre 7 et 9 ans environ. Le programme de mathématiques du cycle 2, en vigueur depuis la rentrée 2025, le dit clairement pour le CE1 : « L’apprentissage des tables de multiplication s’étale sur l’année scolaire tout entière, de manière progressive. » Il ajoute que la mémorisation des tables étudiées « pourra être encore imparfaite en fin de CE1 ; elle sera renforcée au CE2 ».

Le programme donne aussi des exemples de réussite. En fin de CE1, l’élève peut compléter huit égalités du type 4 × … = 12 en une minute. En fin de CE2, douze égalités du type 7 × … = 42. Ces repères servent aux enseignants ; à la maison, inutile d’en faire une course.

ClasseCe que prévoit le programmeÀ la maison
CPDoubles et moitiés de petits nombres, tables d’additionJouer avec les doubles : 4 + 4, 6 + 6
CE1Tables apprises progressivement sur toute l’année, résultats pouvant rester fragiles en fin d’annéeUne table à la fois, dans l’ordre suivi en classe
CE2Tables connues « dans les deux sens » : 7 × … = 42 comme 9 × 6 = …Questions courtes et régulières, dans le désordre
CM1 et CM2La mémorisation « se poursuit avec une fluence qui se renforce » ; les tables servent aux divisions, aux multiples et aux fractionsEntretenir, surtout les résultats qui résistent

Connaître une table « dans les deux sens » veut dire savoir que 6 × 7 = 42, mais aussi retrouver que 42, c’est 6 fois 7. Cette seconde direction prépare la division.

Dans quel ordre apprendre les tables ?

Si l’enseignant suit un ordre, suivez celui de la classe. Sinon, l’ordre suivant, du plus facile au plus exigeant, fonctionne bien, parce que chaque table s’appuie sur les précédentes :

  1. ×1 et ×10, presque immédiates ;
  2. ×2, qui revient à calculer des doubles ;
  3. ×5, qui est la moitié de ×10 ;
  4. ×4, le double du double ;
  5. ×3 et ×9, qui ont chacune leur astuce ;
  6. ×6 et ×8, qui se déduisent de ×5 et de ×4 ;
  7. ×7, en dernier : à ce stade, il reste très peu de résultats nouveaux.

3 × 7 = 7 × 3 : la moitié du travail

C’est la bonne nouvelle à annoncer à votre enfant : multiplier 3 par 7 ou 7 par 3 donne le même résultat. Entre 2 × 2 et 9 × 9, il y a 64 multiplications, mais seulement 36 résultats différents à retenir si l’on compte 3 × 7 et 7 × 3 une seule fois. Une fois les tables de 2 et de 5 connues, il en reste 21.

Pour le montrer, dessinez la table de Pythagore, ce grand tableau où l’on lit le résultat au croisement d’une ligne et d’une colonne. Coloriez les cases déjà connues : le tableau se remplit vite, et votre enfant voit ce qui reste à apprendre.

Les astuces qui aident vraiment

Une astuce sert à retrouver un résultat oublié. Le but reste de le connaître sans calcul, pour s’en servir ensuite dans les divisions et les fractions.

  • ×10 : chaque unité devient une dizaine. 7 × 10, c’est 7 dizaines, donc 70.
  • ×5 : la moitié de ×10. 6 × 5 est la moitié de 60, donc 30. Les résultats finissent toujours par 0 ou par 5.
  • ×2 et ×4 : ×2 est un double, ×4 le double du double. 7 × 4 : le double de 7 est 14, le double de 14 est 28.
  • ×8 : le double de ×4. 7 × 8 est le double de 28, donc 56.
  • ×3 : le double plus une fois. 3 × 7, c’est 14 + 7, donc 21.
  • ×6 : ×5 plus une fois. 6 × 7, c’est 35 + 7, donc 42.
  • ×9 sur les doigts : posez les dix doigts devant vous. Pour 9 × 4, repliez le quatrième doigt en partant de la gauche. Il reste 3 doigts à gauche, les dizaines, et 6 à droite, les unités : 36. On peut aussi calculer 10 fois moins une fois : 9 × 7, c’est 70 − 7, donc 63.
  • 56 = 7 × 8 : les chiffres 5, 6, 7, 8 se suivent. Ce petit moyen mnémotechnique aide pour un résultat souvent oublié.

Un entraînement de cinq à dix minutes par jour

Pour les tables, la régularité compte bien plus que la durée. Quelques minutes chaque jour valent mieux qu’une longue séance le week-end. L’académie de Rennes, dans sa fiche sur la mémorisation, conseille ainsi des séances courtes et répétées dans le temps plutôt qu’un travail intensif la veille.

  • À l’oral et dans le désordre. « 7 fois 6 ? », « 3 fois 8 ? ». C’est la façon de vérifier que le résultat est vraiment su.
  • Dans les deux sens. « 42, c’est 7 fois combien ? » prépare la division, comme le demande le programme.
  • Avec des cartes. La multiplication d’un côté, le résultat de l’autre. Deux piles : « je sais » et « pas encore ». Le lendemain, on commence par la pile « pas encore ».
  • En petits jeux. Deux dés que l’on multiplie, une bataille de cartes où le plus grand produit gagne, des questions en voiture ou en marchant vers l’école.

Réciter la table dans l’ordre aide au tout début. Mais pour trouver 7 × 8, il faut pouvoir répondre directement, sans remonter toute la table depuis 7 × 1.

La rapidité vient avec la répétition. Si un chronomètre stresse votre enfant, il n’est pas nécessaire : Kamelo propose d’ailleurs cet entraînement sur la table de la semaine sans chronomètre par défaut et sans classement.

Au CM1 et au CM2 : à quoi servent les tables ?

Au cours moyen, les tables deviennent un outil. Le programme de mathématiques du cycle 3 précise que leur mémorisation « se poursuit » tout au long de l’année, et que les tables sont « réactivées » pour le calcul sur les fractions. Elles servent aussi à reconnaître les multiples et à poser des divisions.

Un résultat qui manque ralentit donc tout le reste. Chercher combien de fois 7 va dans 45 devient laborieux si 7 × 6 = 42 n’est pas su. D’où l’intérêt d’entretenir les tables, même quand elles semblent acquises :

  • posez de temps en temps des questions à l’envers : « Dans 56, combien de fois 8 ? » ;
  • demandez des multiples : « Donne-moi trois nombres de la table de 6 » ;
  • repérez les deux ou trois résultats qui hésitent encore, et revenez-y en priorité.

Mon enfant n’arrive pas à apprendre les tables

C’est fréquent, et ce n’est pas un verdict. Quelques pistes :

  • Vérifiez la compréhension. 3 × 7, c’est 7 + 7 + 7, ou 3 rangées de 7 jetons. Un enfant qui voit ce que signifie une multiplication retient mieux les résultats.
  • Réduisez la charge. Trois à cinq résultats qui résistent, travaillés quelques minutes par jour, plutôt qu’une table entière.
  • Espacez. Revenez sur les résultats fragiles le lendemain, puis quelques jours plus tard.
  • Rassurez. Le programme lui-même admet une mémorisation encore imparfaite en fin de CE1. Oublier un résultat fait partie de l’apprentissage.
  • Évitez les comparaisons et les courses entre enfants. La pression bloque plus qu’elle n’aide.

Si les difficultés dépassent les tables et touchent les nombres en général, comme compter, comparer deux nombres ou faire un calcul simple, parlez-en à l’enseignant. Il pourra vous dire ce qu’il observe en classe et, si besoin, vous orienter.

Questions fréquentes

À quel âge doit-on connaître ses tables de multiplication ?
Le programme prévoit un apprentissage progressif sur toute l’année de CE1, vers 7 ou 8 ans, en précisant que la mémorisation peut être « encore imparfaite en fin de CE1 ». Elle est renforcée au CE2, où les tables doivent être connues dans les deux sens, puis entretenue au CM1 et au CM2. Chaque enfant avance à son rythme dans ce calendrier.
Dans quel ordre apprendre les tables de multiplication ?
Suivez d’abord l’ordre de la classe. À défaut, commencez par les tables les plus faciles : ×1 et ×10, puis ×2, ×5 et ×4, qui s’appuient sur les doubles et les moitiés. Viennent ensuite ×3 et ×9, puis ×6, ×8 et ×7. Grâce à la commutativité, il reste alors très peu de résultats nouveaux à apprendre.
Quelle est l’astuce pour la table de 9 ?
Posez vos dix doigts devant vous. Pour 9 × 4, repliez le quatrième doigt en partant de la gauche : les 3 doigts à gauche donnent les dizaines, les 6 doigts à droite les unités, soit 36. Autre astuce : 9 × 7, c’est 10 × 7 moins 7, donc 63. Et jusqu’à 9 × 10, la somme des chiffres du résultat fait toujours 9.
Mon enfant n’arrive pas à apprendre ses tables, que faire ?
Vérifiez d’abord que la multiplication est comprise, par exemple en dessinant 3 rangées de 7 jetons. Ensuite, réduisez : trois à cinq résultats qui résistent, travaillés quelques minutes par jour, dans le désordre. Rassurez votre enfant : le programme admet une mémorisation encore imparfaite en fin de CE1. Si les difficultés touchent aussi les nombres en général, parlez-en à l’enseignant.
Faut-il réciter les tables dans l’ordre ?
Réciter la table dans l’ordre aide au tout début, pour découvrir les résultats. Mais pour savoir combien font 7 × 8, il faut pouvoir répondre directement, sans remonter toute la table. Dès que les premiers résultats sont connus, passez aux questions dans le désordre et dans les deux sens : « 7 fois 8 ? », puis « 56, c’est 7 fois combien ? ».

Sources

À lire aussi

Les devoirs du soir, sans dispute.

Sortie prévue sur iPhone et iPad le 17 octobre ; Android un peu plus tard.

Un e-mail le jour de la sortie

Kamelo n’est pas encore sur les stores. Laissez votre e-mail : on vous prévient le jour où l’appli est disponible sur l’App Store ou Google Play.

Votre téléphone

Un seul e-mail, ce jour-là, puis votre adresse est effacée. Pas de newsletter, pas de compte à créer. Sortie prévue sur iPhone et iPad le 17 octobre ; Android un peu plus tard.